Orages d'acier : journal de guerre Ernst Jünger nouvelle traduction de Henri Plard

Résumé

Oeuvre sans doute la plus célèbre et la plus lue d'Ernst Jünger, ce récit scrupuleux ne se borne pas seulement au témoignage ; il est encore et plus peut-être un roman d'apprentissage où nous voyons un jeune engagé volontaire se découvrir dans sa réalité spirituelle à travers l'expérience sanglante et atroce de la Première Guerre mondiale. Ici encore triomphe souverainement l'art à la fois lucide et poétique d'Ernst Jünger. Les Orages d'acier ne sont pas inconnus en France. Le livre y a connu plusieurs tirages, dans la version qu'en avait donnée un soldat français, le lieutenant-colonel Grenier. Il s'est aussi fait des amis parmi mes adversaires d'autrefois ; ils y ont reconnu, comme dans un miroir, leur propre expérience. De nombreuses rencontres m'en ont convaincu. L'ébauche de ce texte remonte à l'automne de 1914 et au journal de guerre tenu par un volontaire de dix-neuf ans. Depuis lors, il a souvent été repris et revu. L'auteur a eu le sentiment, avant chaque réédition, qu'il était possible de donner une vue plus claire, plus précise, plus minutieuse encore de ce paysage où la mort n'a pas seulement fêté ses triomphes inouïs, mais où naissait en même temps un monde nouveau. À présent, la Grande Guerre est entrée dans l'histoire ; elle a entraîné d'autres suites que ne l'espéraient ses combattants. Les souffrances sont tombées dans l'oubli ; les blessures se sont refermées. Les survivants de la Somme et des Flandres, de Langemark et de Douaumont sont désormais des vétérans ; ils sont séparés de ces lieux de sacrifice, non pas seulement par les années, mais aussi par l'afflux d'images nouvelles. Le potier donne des deux mains, sur son tour rapide, une forme à l'argile. De même, les deux adversaires ont modelé le visage de l'avenir. La vérité demeure cachée tant que dure le combat, mais elle paraît aux yeux quand les passions se sont dissipées. Je ne puis omettre de remercier mon ami Henri Plard, professeur à l'Université de Bruxelles, pour les soins qu'il a apportés à cette nouvelle traduction. Si je saisis cette occasion de dédier les Orages d'acier aux combattants français de la Première Guerre mondiale, qu'ils veuillent bien y voir plus qu'un geste -l'accomplissement d'un voeu profond. J'y joins mon espoir d'une amitié étroite et toujours croissante entre nos deux patries ; s'élevant au-dessus des sacrifices anciens, elle est l'un des piliers qui soutiennent le monde nouveau. Ernst JÜNGER. Wilflingen, le 25 mars 1960. Nouvelle traduction de Henri Plard.

Auteur :
Jünger, Ernst (1895-1998)
Autres :
Plard, Henri (1920-2004)
Éditeur :
Paris, C. Bourgois,
Genre :
Roman
Langue :
français ; d'ouvrage original, allemand.
Pays :
France.
Traduction de l'ouvrage :
In Stahlgewittern
Mots-clés :
Nom commun :
Guerre mondiale (1914-1918) -- Récits personnels
Description du livre original :
475 p. : couv. ill. en coul. ; 20 cm
ISBN :
2267002817.
Domaine public :
Non
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Table des matières

  • QUATRIÈME DE COUVERTURE
  • AVANT-PROPOS
  • LES TRANCHEES DANS LA CRAIE CHAMPENOISE
  • DE BAZANCOURT À HATTONCHATEL
  • LES EPARGES
  • DOUCHY ET MONCHY
  • CHRONIQUE QUOTIDIENNE DE LA GUERRE DE TRANCHÉES
  • PRÉLUDE À LA BATAILLE DE LA SOMME
  • GUILLEMONT
  • AU BOIS DE SAINT-PIERRE-VAAST
  • LA RETRAITE DE LA SOMME
  • AU VILLAGE DE FRESNOY
  • CONTRE LES HINDOUS
  • LANGEMARCK
  • REGNIEVILLE
  • RETOUR EN FLANDRE
  • LA DOUBLE BATAILLE DE CAMBRAI
  • AU BORD DU COJEUL
  • LA GRANDE BATAILLE
  • AVANCES ANGLAISES
  • MON DERNIER ASSAUT
  • NOTRE PERCÉE

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