Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain Jean-Antoine-Nicolas de Caritat [Marquis de] Condorcet

Résumé

Sur l'auteur : "Condorcet défend activement la cause des femmes et notamment le droit de vote, ("De l'admission des femmes au droit de cité" en 1790). Sa liberté de pensée de lui vaut de fortes inimitiés. Quand les Girondins perdent le contrôle de l'Assemblée, il critique la proposition de nouvelle Constitution du jacobin Marie-Jean Hérault de Séchelles, ce qui le fait condamner pour trahison. Un mandat d'arrêt, lancé contre lui en octobre 1793, l'oblige à se cacher chez Mme Vernet à Paris. Ce répit de cinq mois permet à Condorcet d'écrire son "Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain" dans laquelle il expose sa conviction qu'il n'y a pas de limite naturelle au perfectionnement continu de la raison humaine et donc au progrès. Réinterprétée et simplifiée par Auguste Comte, l'Esquisse servira de tremplin à la philosophie positiviste. Ne se sentant plus en sécurité à Paris, il tente de fuir, mais il est arrêté le 27 mars à Clamart. Il se serait suicidé deux jours plus tard dans sa cellule pour échapper à la guillotine. Ayant subi l'humiliation du port de la robe blanche mariale dans son enfance et victime de l'éducation des Jésuites, Condorcet fait preuve d'un anticléricalisme virulent (Lettres d'un théologien à l'auteur du Dictionnaire des trois siècles, 1774). Contrairement à Voltaire dont il est le fils spirituel, il est, en tant que scientifique et rationaliste, profondément athée. Lorsque se met en place la Déesse Raison, le Dieu "Progrès" et le "culte" de la Science, il est l'un des premiers à y déceler un "transfert de sacralité" et l'émergence d'un nouveau cléricalisme scientiste. Il va même jusqu'à traiter Robespierre de "faux curé". Pour l'historien Jules Michelet (1798-1874), Condorcet est le "dernier des philosophes" du XVIIIe siècle. Authentique esprit des "Lumières", Condorcet affiche un rationalisme confiant dans les capacités de l'homme à progresser et pense que le progrès ne peut se mettre en place sans qu'une priorité soit donnée à l'instruction générale, d'où ses réflexions, très en avance sur son temps, sur la création d'une école publique, laïque et gratuite." (http://atheisme.free.fr/Biographies/Condorcet.htm)

Auteur  :
Condorcet, Jean-Antoine-Nicolas de Caritat [Marquis de]
Éditeur :
Vrin,
Collection :
Bibliothèque des textes philosophiques
Langue :
français.
Domaine public :
Oui
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Table des matières

  • Index des noms cités dans l'esquisse
  • Présentation Par Yvon Belaval
  • Introduction Par O. H. Prior
  • Avertissement
  • Avant-propos
  • Première époque : Les hommes sont réunis en peuplades.
  • Deuxième époque : Les peuples pasteurs. Passage de cet état à celui des peuples agriculteurs.
  • Troisième époque : Progrès des peuples agriculteurs, jusqu'à l'invention de l'écriture alphabétique.
  • Quatrième époque : Progrès de l'esprit humain dans la Grèce, jusqu'au temps de la division des sciences, vers le siècle d'Alexandre.
  • Cinquième époque : Progrès des sciences depuis leur division jusqu'à leur décadence.
  • Sixième époque : Décadence des lumières, jusqu'à leur restauration, vers le temps des croisades.
  • Septième époque : Depuis les premiers progrès des sciences, lors de leur restauration dans l'Occident, jusqu'à l'invention de l'imprimerie.
  • Huitième époque : Depuis l'invention de l'imprimerie jusqu'au temps où les sciences et la philosophie secouèrent le joug de l'autorité.
  • Neuvième époque : Depuis Descartes jusqu'à la formation de la République française.
  • Dixième époque : Des progrès futurs de l'esprit humain.
  • Bibliographie
    • I. - Ouvres de Condorcet
    • II. - Sur Condorcet

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